U S Seynoise Strqbourg Guillaume Capobianco, Christian Loth président du Rugby Strasbourg Alsace

Guillaume Capobianco, président de l’US Seynoise (à gauche) et Christian Loth président du Rugby Strasbourg Alsace

 

Au lendemain de la qualification de son équipe en quart de finale de challenge Jean Prat, le président de l’US Seynoise tacle fort le président du Rugby Club Strabourg Alsace.

 

Dans une lettre ouverte publiée sur facebook , le président Guillaume Capobianco, ne mâche pas ses mots et met un vrai tampon au président de Strabourg Christian Loth.

 

Bizarre

Lettre ouverte du président de l’USS au président du Rugby Club de Strasbourg au lendemain de notre qualification

 

Président,

 

J’ai appris, depuis que je suis président de l’Union Sportive Seynoise, qu’on s’appelait tous ‘président’ et que le tutoiement était de rigueur.
Alors permets de te dire combien je suis heureux de t’avoir éliminé des phases finales.

 

Pas ton équipe qui mérite beaucoup de respect mais toi. Pas tes dirigeants qui se sont montrés à la hauteur de l’évènement. Mais toi.

 

Quand tu es venu pour le match aller le 16/10, après votre victoire, vous avez quasiment détruit des chambres dans l’hôtel que vous aviez loué. Tu n’as même pas eu un mot ni un geste d’excuses auprès de l’hôtel ainsi vandalisé. J’avais trouvé cela bizarre, mais bon…

 

Quand je suis venu pour le match retour avec mon équipe le 19/2, tu nous a traités de « voyous ». J’avais trouvé cela bizarre mais bon…

 

Quand tu es venu à La Seyne-sur-Mer pour le match aller dimanche 23 avril, tu n’as même pas daigné nous saluer à la fin du match. C’est vrai que le score était dur à digérer (41-11). Tu n’as eu de cesse d’expliquer que cette victoire était due à des erreurs d’arbitrage… Là encore, j’avais trouvé cela bizarre mais bon…

Insultant

Et puis nous sommes venus hier, le 30 avril, dans ton stade de Hautepierre. Tu ne nous as pas accueillis, tu n’as pas déjeuné avec nous et tu as, avant le match, insulté et menacé un de mes coachs. Tu souhaitais le déstabiliser ? Tu pensais sérieusement l’impressionner ? Quand le match s’est terminé, tu ne nous as pas permis d’acheter des pichets de bière (comme par hasard, les autres en buvaient mais les Seynois ne le pouvaient pas). Notre train partant à 18h03, tu n’as même pas daigné nous donner des sandwichs pour nos joueurs. Il a fallu l’intervention de notre dirigeant Jean Claude MUESSER pour que tu trouves péniblement quelques bananes et quelques sandwichs…

Respect et humilité

Là, finalement, je n’ai pas trouvé cela bizarre : j’ai trouvé cela insultant. L’USS n’a pas ton budget ni tes contrats pros. Elle est au plus haut niveau du monde amateur depuis des décennies et elle en est très fière. C’est un club plus que centenaire qui a fait rêver et qui continue de faire rêver des générations de minots. C’est un club où les primes de match ne se comptent pas en milliers d’euros. C’est un club où l’immense majorité des joueurs ont un travail et une passion, le rugby. C’est un club qui mérite le respect. Sache que tu nous as manqués de respect. Tu n’incarnes pas l’idée que je me fais d’un président. Mais il faut de tout pour faire un monde. Je te souhaite néanmoins bonne chance et bonne continuation dans ton projet de club et pour le développement du rugby dans ta région. Tu as des dirigeants de grande qualité, humains, avec des valeurs qui honorent ton club. Par contre, toi et tes entraîneurs, je vous conseille juste de travailler deux valeurs essentielles : le respect et l’humilité.

 

Au déplaisir de te recroiser un jour.

 

Guillaume Capobianco,
président de l’Union sportive seynoise
La Seyne sur Mer, le 1er mai 2017

 

Le président seynois, ce premier mai, n’y ait pas allé de avec le dos de la cuillère, pas de cueillette dans les bois, pas de langue de bois et loin de pédaler dans la choucroute a dit tout haut ce qui se susurrait  dans les couloirs des rouges et bleus.

 

Jean Boris

 

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