En plein cœur de Toulon, en centre ville, dans la nuit de vendredi à samedi, le jeune Raphaël est tombé dans un véritable guet-apens. Il est roué de coups et laissé quasi pour mort dans le hall d’un immeuble d’une de ces petites rues du vieux Toulon, face à l’opéra.

guet-apens Toulon

Raphaël victime d’un guet-apens dans le centre de Toulon

 

Ce vendredi soir, Raphaël passe une soirée tranquille dans un pub près de la gare. Un de ses amis le rejoint après le match du RCT. A la fermeture du pub, ils se séparent et décident de rentrer, à pied, chacun de leur côté.

Il est un peu de plus de 2 heures du matin, quand Raphaël veut aller acheter des cigarettes, pensant qu’un bar tabac serait encore ouvert soit près du boulevard de Strasbourg, soit non loin du port.

Tout est fermé ! Pour renter chez lui, il passe par le vieux Toulon. Dans la petite rue qui fait face à l’opéra, il est abordé par deux jeunes qui lui proposent de l’herbe, de la coke, et autres. Il leur répond, « Non je n’en veux pas, je cherche des clopes ». Alors les deux jeunes lui disent : « nous en avons, c’est 20 euros », ok  leur répond Raphaël, « je vais les chercher à la tirette ».

Une bande, la torture

Là, les deux jeunes le laissent avancer dans la rue, quand des comparses, une bande de quatre ou cinq autres voyous, sortent d’une porte d’entrée d’un immeuble, se jettent sur lui et l’entraînent dans le hall.

Ils le tabassent, à coups de pieds, à coups de poings, le jettent à terre et tout en continuant à le frapper, ils lui dérobent son portable, sa carte bancaire. Ils poursuivent leur massacre et gueulent « file ton numéro de carte bancaire, vite ! »

Raphaël essaie de résister, mais la douleur est trop forte, il craque, sous cette tortue et lâche son numéro de carte.

Les jeunes (avec un accent prononcé dira Raphaël) le laissent en sang et inanimé dans le hall de l’immeuble.

Reprenant ses esprits, Raphaël parvient à se relever. « Là, malgré une douleur atroce, j’ai voulu sonner à toutes les portes. » Mais dans la nuit, qui répond à un coup de sonnette ? Fort heureusement, un habitant de l’immeuble finit par ouvrir sa porte.

Il découvre un Raphaël ensanglanté, plié de douleur, et il appelle les secours.

Les pompiers conduisent Raphaël à l’hôpital Sainte Musse. « Je me souviens juste d’avoir vu l’entrée de l’opéra de l’ambulance », dit Raphaël.

Résultat des examens : une vertèbre dorsale cassée, l’os maxillaire fracturé. Des points de suture sur la tête, il reste hospitalisé le temps de fabriquer un corset.

Un de ses amis déclare : « ce sont des gris qui l’ont tabassé ».

Dans la nuit, malgré l’accent peut-on donner crédit à cette affirmation ?

Le samedi, l’un des agresseurs aurait utilisé la carte bancaire de Raphaël. La police enquête.

Deux heures du matin, en plein cœur de Toulon, Raphaël est donc tombé dans un guet-apens, victime sans doute d’une bande organisée. Il sera dans l’incapacité de toute activité pendant des semaines, des mois peut-être.

Jean Boris

N.B. Nous avons volontairement modifié le prénom de la victime

11Les lecteurs ont commenté

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  1. GUTIN sur7 février 2016

    Oui tant que les services de police et la Mairie de TOULON ne feront pas le nécessaire pour réprimander tous ses rassemblements de dealers etc dans ces petites rues du centre de Toulon ,on ne sera plus plus en sécurité .Il y avait eu du mieux passé un temps et les problèmes reviennent à grand pas (et je pèse mes mots) Oui MR BORIS vous pouvez donner crédit à ce qu’à dis l’ami de la victime ,j’habite le centre de Toulon et je songe revendre mon petit studio si rien n’est fais par la mairie .Pourtant le centre du vieux Toulon peut être si agréable :proche du marché provençal ,du port ,de l’opéra etc mais on nous pousse dehors  » les gens comme nous  » parce qu’il faut peser nos mots n’est ce pas ????? Vous savez Mr BORIS quand tout le monde se respecte il n’y a aucun problème ,je vais régulièrement aux petites épiceries tenues par des Marocains ou Algériens et ces petites épiceries sont l’âme du quartier et je ne voudrais en rien que cela disparaisse car ces commerçants sont là du lundi au dimanche soir très tard et souvent les jours fériés et leur gentillesse et leur travail est un exemple pour tous ces jeunes qui trainent dans les coins de ces rues à 2h du matin et qui n’ont rien à y faire . Vous pouvez faire lire ma lettre au maire de Toulon ,d’ailleurs je vais lui écrire ,il va avoir de mes nouvelles et savoir ce que je pense de cette dégradation de sécurité depuis plusieurs mois maintenant. Cordialement Mme GUTIN

    • FEM sur7 février 2016

      J’ai lu avec grand intérêt votre commentaire et malheureusement je suis obligée d’aller dans votre sens …. à un « petit détail » près : il ne faut pas attendre 2h du matin pour voir ces rassemblements en descendant le cours Lafayette les voir s’aglutiner dans les rues transversales !
      Il est temps que monsieur Falco (personne que j’apprécie) prenne les mesures adéquates ; quelle image pour ces touristes, ces croisiéristes qui visitent Toulon !!

    • Manelle sur7 février 2016

      Vous faites bien de préciser que tous ne sont pas des voyous. J’ai moi aussi des origines maghrébines mais je suis pleinement d’accord avec vous sur ces jeunes dans lesquels on retrouve aussi des petites têtes blondes. Le week-end je rejoins mes amis pour un verre et c’est toujours la même chose : sifflements, propositions indécentes, agressions verbales si j’ose les envoyer promener,… Je suis obligée de sortir sans mon sac à main, tout dans le blouson, j’évite de porter des robes et des talons, je marche la tête quasi baissée jusqu’à destination. Mes amis me raccompagnent en fin de soirée,… La police fait ce qu’elle peut, au maximum, je les vois tourner mais ils ne sont pas nombreux et ne peuvent être au four et au moulin. Que font ces jeunes dehors ? Je ne sais pas… Ce que je sais c’est que mes parents nous autorisaient à sortir le mercredi et le samedi jusqu’à 18 h, si on avait le malheur de rentrer à 18 h 05 il fallait leur rendre un rapport détaillé et on était privés de sorties jusqu’à nouvel ordre. Nous leur sommes reconnaissants.

  2. Alex sur7 février 2016

    Il serait peut-être temps de faire le nécessaire à Toulon !
    C’est une honte d’en arriver là j’ai vécu 1an Place Albert 1er et je n’ai jamais vécu une telle pression, en 1an j’ai été insulté, ont m’as cracher dessus, arracher mon paquet de cigarettes dans le secteur gare, vauban, Strasbourg, liberté. Je vis maintenant à Paris depuis 3ans et je n’ai jamais eu aucun problème, je me balade avec iPhone et porte feuille à la main cigarettes et autres accessoires, je n’ai jamais eu l’ombre d’un problème car ici la sécurité passe avant le reste !
    Toulon au lieu de poster vos effectifs de police sur de la verbalisation de stationnement et autres contrôles routier vous feriez mieux de faire du nettoyage dans votre ville et de garantir la sécurité de vos administrée qui je vous le rappel, paie des impôts aussi pour cela ! Vous avez la chance d’avoir l’arsenal à coter ! Utiliser cette force pour montrer que vous êtes capable d’être une ville sûre et pas seulement une ville pleine de cas sociaux d’espérer qui vole insultes et crache au visage des gens pour une simple cigarette
    Je suis révolté !
    La sécurité et l’emploi ce sont des éléments à ne pas négliger et la ! Je ne vois pas en quoi Toulon avance.
    N’oubliez pas qui sont les gens qui vous ont élu et au boulot !

  3. Ayala sur7 février 2016

    Cela ne m’étonne pas du tout ! J’étais conducteur de bus , à Toulon , voici quelques années et , déjà , les cas sociaux éemboucanaient » la vie des passagers , la racaille , j’ose le dire , car c’est vrai ! qui se permet de ne pas payer , vous regarde de travers , vous insulte (je n’ai jamais été si souvent « fils de p..e » qu’à ce moment-là ! ) écoute la radio fort , les pieds sur les sièges , cigarettes au bec et qui vous regarde de travers dans la rétroviseur intérieur ! ! (demandez aux chauffeurs , si ce n’est pas vrai ! )….Mr Falco sait tout cela , la direction de l’entreprise de transports , aussi !…mais ! ! chuttt ! ! ! tout se passe bien à Toulon !…..oui ! ! …..c’est ça ! !

  4. Ledoux sur7 février 2016

    Il est arriver pareil à mon frère. Il y a 2ans… au mourillon… mon frère a dit et fait la description des mecs… il en connaissait mm un de vue… donner le prénom et description… 4 contre 1 (mon frère ) affaire classer sans suite… bienvenue à Toulon. Effectivement la ville se dégrade… ce qui est dommage car c’est une belle ville. Mais mal famée…

  5. Delphine M sur8 février 2016

    en 2000 j’ai été agressée aussi par des toxicomanes, un couple qui m’est tombée dessus pour se venger, je les avais chassé de mon immeuble 15 jours auparavant, ils avaient failli mettre le feu à l’immeuble pour se venger d’une voisine… j’étais dehors et j’ai pris des coups de couteau dans la cuisse. j’ai eu de la chance d’après ce que l’on m’a dit à l’hopital.
    C’est de pire en pire, et rien n’est fait pour améliorer les choses, il ne faut pas s’étonner que les magasins ferment et que les gens évitent la ville….

  6. grouset sur8 février 2016

    il y a pourtant de nombreuses caméras , la police va pouvoir les identifier , courage au jeune homme et honte à ses lâches agresseurs

  7. Basma sur8 février 2016

    Moi je suis maghrébine et mon cousin est il est marié avec une francaise et il on était mis ou foyer occasionnellement et danc lui a brungole dans un foyer d’hommes et elle dans un foyer de femmes le temps quil rentre dans leur nouvelle appartement samedi et pendant qu’il dormait des jeunes français l’on jeter par la fenêtre il c’est retrouver avec plein de facture ou bassin ou coup et où côte et où bras sa fait quatre jours qu’il est à l’hôpital de nord à Marseille et après on dit toujours que ces les maghrébin

    • blanche sur14 février 2016

      Aucun rapport, ben alors mon fils c’est fait dilapider par 3 black avec des cagoules au mourillon. Et,j’en ai encore des plus croustillantes. Donc, ton racisme tu te le garde !!!

  8. Basma sur8 février 2016

    Moi je suis maghrébine et mon cousin est il est marié avec une francaise et il on était mis ou foyer occasionnellement et danc lui a brungole dans un foyer d’hommes et elle dans un foyer de femmes le temps quil rentre dans leur nouvelle appartement samedi et pendant qu’il dormait des jeunes français l’on jeter par la fenêtre il c’est retrouver avec plein de facture ou bassin ou coup et où côte et où bras sa fait quatre jours qu’il est à l’hôpital de nord à Marseille et après on dit toujours que ces les maghrébin du 3 étage

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