odeurs station d'épuration Amphora La garde

Station d’épuration La Garde, mais d’où viennent ces odeurs ?

 

Veolia  a voulu savoir si, vraiment, il y avait de mauvaises odeurs du côté de la station d’épuration à La Garde. Le groupe communique aujourd’hui les résultats : c’est clair ça ne sent pas bon…

 

Pendant deux mois, ils ont prêté leur nez pour percevoir les odeurs autour de la Station d’Epuration AmphorA, située au Pont de la Clue à La Garde. Ils, ce sont les 13 « béNEZvoles » recrutés et formés à la reconnaissance des odeurs l’été dernier par VEOLIA. Des riverains qui ont signalé méthodiquement chaque odeur pendant 63 jours. Le bureau d’études BURGEAP, un expert au service de l’environnement, a analysé les résultats obtenus et rendu ses conclusions. Des odeurs récurrentes sont ressenties au niveau du Poste de Relèvement de Ste-Marguerite et du Pont de la Clue. Reste désormais à en confirmer l’origine et à éliminer ces nuisances olfactives. Cette action citoyenne, au bénéfice de la communauté, est une première dans le département du Var !

 

 

Si un diagnostic, réalisé par l’APAVE en novembre 2015, n’a révélé aucune trace de composés odorants dans l’air ambiant, si les boues de la station d’épuration sont évacuées par camions bennes fermés et en horaire décalé, il n’en demeure pas moins que les riverains perçoivent des odeurs nauséabondes.

 

Aussi, afin d’établir une cartographie plus précise des odeurs ressenties, Veolia a constitué, l’été dernier, un jury de nez bénévoles. Appareil de mesure des plus sensibles, le nez humain est incontournable pour signaler une gêne olfactive. Après une formation à la reconnaissance des odeurs, les 13 « béNEZvoles » se sont adonnés à leurs occupations non sans une certaine vigilance olfactive.

 

Ainsi, du 15 juillet au 15 septembre, ils ont pu signaler les odeurs perçues depuis leur domicile, deux fois par jour à des horaires fixes, mais également de n’importe où dans l’environnement de la station d’épuration à chaque émanation de molécules odorantes.

 

Une participation assidue sur 63 jours

 

 

A heure et jours fixés au domicile des participants, 10 jours sur les 63 font l’objet de signalements d’odeurs 21 fois. Et, à heure et jour non fixés sur l’ensemble du domaine d’étude, les participants ont signalé la présence d’odeurs 71 fois sur 38 des 63 jours de veille.

 

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Quant aux perceptions, elles sont davantage constatées entre 7 et 12h, le lundi et le dimanche. Et les ¾ des signalements sur l’ensemble du domaine d’étude ont été ponctuels (lors d’une circulation en voiture par exemple), donc de durée inconnue. Pour les durées connues, les signalements sont majoritairement inférieurs à 2 heures.

 

 

Des pistes à l’étude avant l’été

 

 

A la lecture des résultats de l’observatoire, aucune activité d’exploitation de la station d’épuration n’a pu être reliée à des perceptions d’odeurs dont les origines peuvent être multiples.

 

Les signalements réalisés au niveau du Poste de Relèvement de Ste Marguerite et du Pont de la Clue sont vraisemblablement à mettre en relation avec le fonctionnement des réseaux. La Communauté d’Agglomération Toulon Provence Méditerranée réalisera une étude d’ici l’été pour préciser les besoins en termes de traitement préventif ou de désodorisation du PR de Ste Marguerite.

 

D’autres pistes seront étudiées au niveau des dispositifs de captation de l’air vicié sur AmphorA.

 

Quant à l’observatoire des odeurs, il sera reconduit cet été afin de juger de l’évolution de la situation. D’autres « béNEZvoles » pourront rejoindre les rangs des 13 volontaires, qui ont ainsi participé au premier observatoire olfactif citoyen varois. Une expérience gardéenne réussie qui pourrait donner des idées à d’autres Communes !

 

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  1. Gérard L Auteur sur12 février 2017

    Faut vous faire déboucher les sinus ça fait des années que sa pue par intermittence j’y habitait a côté mais ça c’était avant

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