Claudio Capéo

Claudio Capéo qui a réinventé l’accordéon est à Toulon le 16 décembre

 

Claudio Riccolo est de souche italienne et a toujours été dans la musique. Une voix à la Christophe Maé à qui on le compare souvent, un physique de baroudeur souriant et enfin… un accordéon en bandoulière qui est comme sa deuxième peau.
Alors qu’on était resté aux « balletti » d’Yvette Horner ou d’Aimable, Claudio, devenu Capéo, le fait revivre, le remet à la mode, le dépoussière et en fait son arme offensive.

C’est un chouette type avec qui l’on aimerait devenir ami, tant il est simple et sympa.

 

 

Claudio Capéo à ToulonClaudio, vous êtes l’un des chanteurs les plus en vue de cette année 2016. Comment le vivez-vous ?
(Il rit) Bien, même si, depuis un an c’est la folie et si on commence à fatiguer un peu ! D’autant qu’avec mes potes que j’ai depuis l’enfance, nous avons toujours fait de la musique. On avait monté en 2008 le groupe Capéo. On s’est toujours battu et éclaté ensemble comme des dingues pour enregistrer nos disques et on a fait beaucoup de concerts mais c’était notre kif et au départ, c’était pour s’éclater.

 

Vous avez pris beaucoup de chemins de traverse !

 

 

J’ai toujours aimé toutes les musiques et entre autres l’accordéon. Très jeune je faisais des bals mais vers les 13 ans, vis-à-vis des copains je passais carrément pour un con ! Alors j’ai arrêté.

 

Pour aller vers… le métal et le jazz… loin du musette !

 

Oui, c’était ma crise d’adolescence et personne ne m’y a forcé mais j’adore aussi le métal et j’en écoute encore. Et puis j’ai joué durant un an dans un orchestre d’afro-jazz… avec l’accordéon que j’avais repris !

 

Pourquoi avoir pris le nom de Capéo ?

 

C’est en 2008, lorsqu’on a recréé notre groupe. On portait des chapeaux oranges. Comme je suis de racine italienne, on a pensé à « capello » mais on trouvait le nom trop long. On a donc enlevé les deux L.

 

The Voice

 

Comment êtes-vous venu sur The Voice 5 ?

 

C’est un copain qui m’y a poussé alors que ce n’était pas du tout ma tasse de thé. Je suis arrivé jusqu’aux battles et c’est le directeur de casting qui a parlé de moi à celui qui est devenu mon producteur. Il a aimé mon timbre de voix et a décidé de me prendre dès que je serais sorti de The Voice. Le lendemain je signais pour ce qui allait devenir mon troisième disque « Un homme debout »… Vous connaissez la suite.

 

Des potes

 

Claudio CapéoComment s’est conçu ce disque ?

 

Il est fait de chansons qui étaient déjà existantes et de quelques nouvelles qu’on a écrites avec le groupe, car la condition sine qua non pour enregistrer ce disque était de le faire avec mes potes.

 

On était une équipe de quelque 30 personnes et ça a été très cool, d’autant que j’avais l’habitude de travailler en solitaire.

 

C’est beaucoup plus rassurant.

 

Vous rendez-vous compte que vous avez remis l’accordéon au goût du jour ?

 

(Il rit) Oui et j’en suis heureux, car je n’ai jamais trouvé cet instrument ringard. Et ce qui me fait plaisir c’est que des parents viennent me dire qu’après m’avoir écouté, leur enfant veut apprendre l’accordéon… Génial, non ?

 

Pensez-vous un jour enregistrer en italien où aller y chanter ?

 

Pourquoi pas ? J’y ai encore une grosse partie de ma famille même s’il y a longtemps que je n’y suis plus allé. Il faut dire qu’enfant j’étais obligé d’y passer les vacances et du coup, durant quelques années, j’ai pris du recul. Mais il n’est pas impossible que dans le prochain disque il y ait un ou deux titres en italien.

 

En attendant, nous pourrons découvrir Claudio sur scène… avec son accordéon et son groupe, le vendredi 16 décembre à 20h30, à l’Oméga Live de Toulon. Il ne faut pas rater notre homme debout et chantant !

 

Propos recueillis par Jacques Brachet

Photos©Yann Orhan

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