Hyères Asperges

Patrick MAUGUERET producteur d’asperges à Hyères sous serres photovoltaïques fournit l’électricité à la ville

 

Patrick MAUGUERET est un maraîcher précurseur. Installé à Hyères, non loin du Gapeau, voilà quinze ans qu’il cultive sous ses serres. Un maraîcher comme les autres ? Non, car en 2012, il a eu l’idée de transformer ses serres en producteurs d’énergie. Aujourd’hui il est le plus important producteur d’Asperges de la région et il fournit un tiers des foyers en électricité à Hyères grâce à ses serres photovoltaïques.

 

C’est original pour ce parisien d’origine qui confie s’être installé à Hyères « en achetant son travail, pour devenir exploitant agricole »

Avec un groupe international, Fonroche, il a installé, en couvrant ses des hectares de panneaux solaires photovoltaïques. « Aujourd’hui, je fournis l’électricité à un tiers des ménages hyèrois. La puissance de mes serres photovoltaïques est de 3,8 kWc. »

 

Panneaux solaires Hyères

Les panneaux solaires de Patrick MAUGUERET à Hyères

 

Installer une serre photovoltaïque sur une exploitation permet de bénéficier de nombreux avantages pour les maraîchers. En développant une activité périurbaine sous serres photovoltaïques, les maraîchers font le choix de développer leur production avec un outil performant et durable. La production maraîchère et énergétique grâce aux serres photovoltaïques permet :
• de produire une énergie renouvelable sans impact sur l’environnement,
• d’améliorer la productivité en créant un microclimat bénéfique aux plantes,
• de protéger les cultures des maladies et des aléas climatiques (pluie, vent, gel, rayonnement solaire direct) en utilisant des méthodes de lutte intégrée,
• de développer un circuit de distribution court grâce à une production de proximité

« Ce ne fut pas simple, dit-il, nous en avons eu pour trois ans de construction, et le chantier a été arrêté deux fois six mois ».

Sous ses 5 hectares de serres, Patrick, qui a aujourd’hui 68 ans, a d’abord fait pousser du cresson. « Mais maintenant, le cresson n’est plus de mode, alors il a fallu que je trouve une autre idée… »

 

récolte des asperges blanches

La récolte des asperges blanches

 

Il poursuit : « Sous ces serres, nous cultivons maintenant des asperges (blanches – vertes – pourpres) et l’an prochain nous ferons des des fraises et des framboises Nous sommes la plus importante production d’asperges de la région PACA et, la seule sous serres solaires photovoltaïques ».

En avril 2016, il a donc planté les asperges. « Et là, dit-il, il a fallu attendre un an, car la première récolte ne se fait qu’au bout d’un an. Ça y est, nous récoltons nos premières asperges ! »

 

Asperges blanches, vertes et pourpres

 

asperges violettes hyèresDu mois de juin à septembre, l’asperge fabrique du feuillage en puisant dans les réserves des racines et du plateau. De juillet à novembre, les réserves fabriquées par le feuillage migrent dans le système souterrain composé des racines et du plateau ou griffe. De novembre au printemps, la plante sans feuillage est en repos végétatif. Au printemps avec l’élévation de la température, la plante se réveille et émet des turions ou asperges; on en récoltera environ 60%, les 40% restants serviront au feuillage de l’après récolte; ce feuillage fabriquera les réserves pour la récolte suivante. La durée de vie d’une plante d’asperge varie habituellement entre 8 et 15 ans.

 

Dans son exploitation Patrick Maugueret espère produire douze tonnes d’asperges par an. « Dans trois ans », précise-t-il.

 

Les asperges sont blanches quand elles poussent à l’abri de la lumière, puis deviennent violettes (seulement à l’extrémité) et enfin vertes à l’exposition solaire.

 

Patrick a choisi de produire des asperges blanches, vertes et des pourpres. « Oui des pourpres, colorées sur toute la tige, celles-là sont plus sucrées. »

 

Et Patrick n’est pas peu fier de montrer ses asperges !

 

Il faut dire qu’il a de l’ambition pour ce légume. Son premier test a été ce mardi, auprès d’un grand chef  de Lorgues,  il nous confie « Les grands chefs de cuisine que j’ai rencontrés hier soir m’ont donné du baume au cœur … Leurs premiers mots après avoir gouté mes asperges crues (très étonnés d’en manger crues), ont été : « je n’ai jamais mangé d’asperges aussi bonnes, gouteuses et tendres, tout se mange, c’est un vrais régal ». Et l’un de conclure :  « je les présente immédiatement à mes clients en apéritif (crues) ».

12 euros le kilo

 

Bien sûr Patrick commercialise ses asperges par le circuit traditionnel des grossistes et son  réseau local, mais il envoie également par colis isotherme sa fine production aux restaurateurs (en France, au Japon, en Allemagne, en Suisse), aux particuliers et, bien sûr il vend directement à son domaine.

Régal de Provence

 

« Dans quinze jours, nous aurons atteint le pic de production », indique-t-il.

 

Il poursuit : « Sous serre, nous avons une récolte plus précoce, et nos asperges sont protégées des agressions de pollution. Nos asperges fraîches, je les vends directement à 12 € le kilo, et croyez-moi, c’est un bon prix… »

 

Avec son chef de culture, Patrick s’active, car la saison est bien là. Les quatre personnes qui s’affairent à l’exploitation vont tout donner pour que « Régal de Provence » (c’est le nom que Patrick a choisi) satisfasse pleinement les gourmets.

 

Jean Boris

 

INFOS :

Vous pouvez vous rendre directement chez ce maraîcher :

CRESSON DE PROVENCE

Patrick MAUGUERET

2716 chemin du plan du pont

83400 – HYERES

04.94.65.97.27

06.64.84.98.14

 

 

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