Pour l’heure, aucune animation n’est prévue aux Sablettes pour cet été. Un constat qui ne laisse pas indifférent le patron de l’Escale : Bernard Benet.

sablettes feu d'artifice

Un budget en déséquilibre va gâcher la fête cet été à La Seyne Bernard Benet monte au créneau un bras de fer avec les commerçants radins

 

Lassé, Bernard Benet. Et déçu aussi. « Peut-être que je deviens un vieil imbécile », se met-il à douter. Et pourtant, toujours habité par une sainte colère : « je ne comprends pas qu’on ne veuille pas remercier ceux qui passent leurs vacances ici. Se cotiser pour leur offrir de belles animations me paraît le moins que l’on puisse faire pour leur donner envie de revenir ! ». D’autant que ces manifestations drainent toujours une foule incroyable. « Tout le monde est gagnant mais certains rechignent à jouer le jeu ». Parmi les commerçants, des réfractaires. « Jusqu’en 2014, sept feux d’artifice étaient tirés chaque été. Et tout le monde y trouvait forcément son compte ; le quartier était noir de monde ».

 

Qu’est-ce qui a donc changé ? D’abord les aides publiques ont été revues à la baisse. Puis, Bernard Benet pensait jeter l’éponge. « Le 9 mai dernier, un quart d’heure avant de présenter ma démission en assemblée générale (association des commerçants des quartiers sud), la municipalité m’a fait savoir qu’il n’y aurait pas d’animation aux Sablettes cet été ». Hormis une animation musicale (du 21 au 25 juillet) et le traditionnel marché nocturne et son carré des artistes.
 

« Insuffisant », selon Bernard Benet. Le patron de l’Escale est donc remonté au créneau : « j’ai lancé une collecte auprès des commerçants pour remonter sept feux d’artifice ». Sans subvention (car pas de demande en 2015), il fallait trouver plus de 50 000 euros. Et seuls 20 000 ont pu être collectés. « Du coup, il faut rembourser tout le monde et recommencer pour tenter de sauver au moins le feu du 15 août », poursuit-il. « Ce sont toujours les mêmes qui ne veulent pas payer. Certains commerçants qui sont éloignés, ou même qui sont fermés le soir, payent. Car ils savent que ces animations rendent le quartier attractif… ». Déçu mais pas abattu, Bernard Benet garde en tête le dynamisme qu’il a su apporter au quartier : « dans vingt ans, on se dira « quand il y avait Benet, le quartier était vivant ». Mais ce sera trop tard ». Lui aura toujours ses coupures de presse et ses photos pour se consoler : bain de noël, village de pirates, salon des voitures anciennes, défilé de harley, festival country, arrivée du père noël, rois mages défilant à dos de dromadaires… Autant d’animations hors normes que le public aura grandement apprécié.

 

D.A.

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