David Lelait-Helo avec Nana Mouskouri

David Lelait-Helo avec Nana Mouskouri – Photo©Olivier Carton

 

Incontestablement, David Lelait-Helo aime les femmes exceptionnelles, d’Evita Peron à Dalida, en passant par Barbara ou encore Maria Callas.

 

Il nous en a offert de très belles biographies à la fois très fouillées et superbement écrites. Celles de Dalida d’ailleurs, qu’il avait écrite en 2007, vient de ressortir aux éditions Télémaque, très beau, très émouvant portrait de l’artiste qu’il a su comprendre à travers cette vie faites de drames, de triomphes et de paillettes. Quant au second livre, « Quand je serai grand, je serai Nana Mouskouri » (Ed Anne Carrière) c’est un original récit rendant à la fois hommage à Nana Mouskouri qu’il admira dès son plus jeune âge jusqu’à vouloir devenir la star, et sa propre biographie, sa vie se confondant à travers cette admiration et cette utopie d’enfant. Là encore, beaucoup d’amour et d’émotion mêlées et, à travers un sublime langage, une histoire à la fois drôle et poignante et quelques magnifiques pages, entre autres, sur sa grand-mère et complice

 

David Lelait-Helo Portrait Jean-Philippe RaibaudUn hommage

 

« Ce n’est pas une bio de Nana – me confie-t-il – disons que c’est un roman autobiographique inspiré de ma vie, une « auto-fiction » ! C’est surtout, à travers mon enfance, mon adolescence, un hommage à Nana, pour lui dire que je l’aime, même si elle le sait déjà. Mais il est des choses que l’on n’ose dire et qu’il est plus facile d’écrire… surtout pour un écrivain !

 

Outre tes romans, tu as écrit nombre de biographies… que des femmes, des icônes et toutes ou presque, décédées… Comment expliques-tu cela ?

 

J’ai un doctorat d’Histoire et j’ai toujours aimé faire des recherches et j’ai toujours été admiratif des vies de femmes exceptionnelles. C’est pour cela que je n’ai pas écrit une bio de… Louis XIV !

 

J’ai commencé par Evita Peron, ce qui m’a passionné, puis, ayant toujours aimé la chanson française, je me suis intéressé plus particulièrement aux chanteuses, sans fanatisme aucun, mais les destins de femmes me fascinent. Et si j’ai choisi des artistes décédées c’est que j’aime les choses abouties. Et il n’y a rien de plus abouti qu’une vie qui se termine. Et là, on a une vision d’ensemble de la vie de l’artiste.

 

Un parcours initiatique

 

Quand je serai grand je serai Nana Mouskouri David Lelait-Helo A travers Nana Mouskouri, tu nous racontes donc ton enfance, ton adolescence, qui n’ont pas toujours été très joyeuses. Dirais-tu que c’est un chemin de croix ou un parcours initiatique ?

 

Tu as trouvé le mot juste: c’est un parcours initiatique qui m’a construit et fait de moi l’homme que je suis aujourd’hui. Même si quelquefois ça a pu être douloureux mais d’abord, c’est la vie de tout un chacun avec ses joies, ses peines et surtout il y avait en moi un vraie envie de vivre et une belle dose d’optimisme. Je rêvais beaucoup, j’espérais beaucoup et j’ai toujours regardé le bon côté des choses même dans les pires situations. C’est encore le cas aujourd’hui.

 

Alors aujourd’hui, roman ou bio ?

 

Je crois qu’aujourd’hui écrire des bios ne m’amuse plus. Quant à en écrire « avec » un artiste vivant, je l’ai fait mais ça ne m’a pas plu. Je pense que ce n’est pas mon travail. Ecrire des articles, faire des interviewes, oui, mais ça s’arrête là.

Je n’ai jamais eu de plan de carrière et je me réalise vraiment dans le roman.

 

Ce dernier livre a été pour toi source de bonheur ?
Oui, d’abord parce que je voulais rendre hommage à Nana qui le mérite, qui est devenue aujourd’hui une très grande amie. J’ai pu lui dire combien je l’aimais à travers ce que j’ai vécu.
Et puis, ce qui est formidable, c’est que j’ai une presse magnifique, sur des supports très différents. Et pour un écrivain, ce ne peut être que du bonheur.

 

Propos recueillis par Jacques Brachet

 

 

David Lelait-Helo, dédicacera ses livres à la librairie Charlemagne à Toulon, le jeudi 9 mars à 18 heures.

 

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