Bon sang ne saurait mentir et, de ses demi-racines italiennes, Hélène Ségara a le physique, la voix et l’accent.
Et voici qu’elle nous offre cette succulente gâterie qu’est l’Amaretti, délicieux macaron italien dont elle a choisi le nom pour ce CD composé de titres italiens, très ou peu connus mais qui s’adaptent si bien à sa voix de cristal.

 

Héléne Ségara

Héléne Ségara un nouveau album à l’italienne : l’Amaretti,

 

Elle n’a pas choisi les moindres auteurs compositeurs puisqu’on retrouve Richard Cocciante, Lucio Dalla, Adriano Celentano, Zucchero, Umberto Tozzi…

Joli florilège de tubes comme « Il volo-L’envol », de Zucchero, « Il mio refugio » de Cocciante que Nicoletta nous avait déjà offert en version française, « Ancora » d’un duo auteur-compositeur italien, Mattone-Migliacci qui a écrit pour toutes les stars de Milva à Mina ou encore Eduardo di Crescenzo qui a créé cette chanson, reprise aussi par Il Volo et en français par Christian Delagrange. Incontournable chanson que chantait son père : « O sole mio » qu’elle nous offre en une très belle ballade bluezy.

 

Encore un beau duo italien : Bigazzi-Marizani qui a écrit pour un grand chanteur italien hélas peu connu en France : Marco Masini et dont elle fait une superbe version symphonique de « Perque lo faï ». Elle reprend également le succès d’un célèbre groupe italien, I Pooh : « Uomini soli », un autre de Tozzi qui fut un tube de Dalida « Ti amo » et qui devient « De Venise à la Seine ». Clin d’œil à son adolescence, un succès du groupe Ricchi e Poveri  « Sara perche ti amo » dont Karen Cheryl en a fait une version française : « Les nouveaux romantiques ». Encore un tube incontournable du groupe Santa California : « Tornero », devenu « Le retour », grâce à Patrick Loiseau, Patrick que l’on retrouve aussi sur la version française de « Il volo » et « Ti amo ». N’oublions pas la chanson « rock » du disque : « Svalutation » de Celentano, écrit par le grand Vito Pallavicini (Elvis Presley, Patty Pravo, Pétula Clark, Mireille Mathieu, Toto Cotugno, Gianni Morandi…)

Beau retour à l’Italienne de ma copine six-fournaise que je ne pouvais pas ne pas rencontrer en cette occasion !

 

« Ah…  je savais que ce disque te plairait ! »

Ce sont les premiers mots qu’elle me dit, sachant mes goûts pour la chanson italienne et depuis que je lui rabâche de le faire !

 

Entourée d’Italiens

 

« Qu’est-ce qui t’a décidé ?
Il y a longtemps que je veux le faire et cela pour plusieurs raisons : d’abord mes demi-racines italiennes par mon père qui chantait beaucoup de chansons italiennes. Et comme j’avais fait une chanson pour ma mère qui a des racines arméniennes, ce disque rend hommage à mon père. Sans compter que depuis des années, je suis entourée d’Italiens : Orlando, Laura Pausini, Richard Cocciante, bien sûr Andrea Boccelli… Ça devait donc imparablement arriver !

Et puis, ce sont toutes des chansons qui ont jalonné ma vie depuis mon enfance. C’est un parcours de vie.

 

Hélène Ségara nouvel albumEst-ce que ça a été dur d’en sélectionner seulement 13 ?
Très difficile. J’ai dû en éliminer pas mal, il y aurait un autre disque à faire ! Donc il y a un peu de frustration mais il fallait choisir et j’ai choisi celles qui étaient pour moi les plus représentatives et celles qui allaient le mieux à ma voix.

 

Tu as un superbe accent italien !

Et j’ai dû beaucoup travailler, car le parlant peu, je l’avais pas mal perdu. Ça a été un gros travail même si ça revient vite.

 

Du coup, lorsque tu chantes en français tu reprends ton accent provençal !

Ça, ça ne s’oublie pas et surtout, je ne veux pas le perdre. Sans compter que ce sont toutes mes racines méditerranéennes et dès que je suis dans le Midi, je le reprends très vite.

A propos, tu n’as pas oublié Six-Fours ?
Jamais de la vie ! J’y suis venue cet été en coup de vent pour voir ma mère, mes cousins, mais là, j’avoue qu’entre l’enregistrement, la promo, la préparation de la tournée, ce n’est pas pour l’immédiat. C’est plutôt ma mère qui vient à Paris !

 

Hélène SégaraRevenons au disque. Qu’en a pensé Orlando ? D’autant que tu chantes trois chansons qu’a chanté Dalida : « O sole mio », « Histoire d’un amour », « Ti amo » devenu « De Venise à la Seine ».
D’abord Orlando… Tu l’appelleras, car je dîne avec lui ce soir ! (On est mercredi 12). Mais je pense qu’il va adorer. La version de « Ti amo » c’est ma surprise !

 

Pourquoi avoir changé les paroles ?
Je n’aimais pas trop certains passages. J’ai demandé à Patrick Loiseau de m’en écrire d’autres et j’adore ce qu’il en fait. Et mes enfants aussi, eux qui, au départ, pensaient que toutes ces chansons avaient un côté « ringard », m’ont-ils dit ! Aujourd’hui ils aiment.

 

J’aime particulièrement cette chanson de Marco Masini « Perche lo faï »…
Tu connais la version de Marco Masini ? C’est vrai que tu es très branché Italie, toi… C’est, je crois, ma préférée. C’est une des premières que j’ai choisies. Et Mathieu (Mathieu Lecat, son mari ndlr) en a fait une sublime orchestration.

 

Sais-tu que Christian Delagrange en a fait une version française du tube d’Eduardo di Crescenso « Ancora » et que Nicoletta a fait celle de « I mio rifugio » de Cocciante ?
Pour Nicoletta, je savais mais je n’aimais pas trop la version française, pas plus que Cocciante qui était heureux que je la fasse en italien. Pour la version de Delagrange, je ne savais pas. Il faut que j’écoute !

 

La France a un incroyable talent

 

Le disque sortira-t-il en Italie ? Je suis sûr que ça ferait un malheur !

(Elle rit), J’avoue que je n’en sais rien. L’artistique, c’est mon rayon, après ça, c’est à Sony de décider… Mais tu peux leur proposer d’en être mon producteur !

 

Hélène Ségara et Jacques Brachet

Hélène Ségara et Jacques Brachet

 

On en reparlera ! Te voilà aussi à nouveau sur l’émission « La France a un incroyable talent » !

Oui, j’ai repiqué au jeu et j’en suis ravie. Je retrouve Gilbert Rozon, Eric Antoine, Kamel Ouali et un petit nouveau, David Ginola. Ça démarre sur M6 le 25 octobre. On est en plein enregistrement et je t’assure que cette année, on atteint des sommets de qualité, de surprise… de choses incroyables. Gilbert nous a dit que c’était la saison la plus époustouflante. Du jamais vu et des trucs à vous faire frissonner ! Entre autre une fille qui fait travailler un crocodile. Et lorsque je lui demande si ce n’est pas dangereux, elle me dit non… malgré toutes les cicatrices qu’elle a !

 

Après ça, on t’attend en tournée vers chez nous !

Je l’espère… Ne serait-ce que pour faire une bise à mon copinou de Six-Fours !!! »

Au fait, le copinou… c’est moi !

 

Propos recueillis par Jacques Brachet

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